Est-ce que vous aussi vous pédalez dans les descentes ?

Bonjour à tous,

Dimanche, j’allais au marché à vélo, comme très souvent. Pour m’y rendre, il y a une rue assez longue en pente et habituellement je pédale dans la descente. J’en ai pris conscience alors que je laissais mon vélo tranquillement me mener jusqu’au bout de la rue sans aucun effort, me laissant observer des détails que je n’avais jusque là jamais vus. Un grand éclat de rire est arrivé quand je suis passé devant une maison portant le nom de ‘Rayon de bonheur ‘. Comme je vous le disais précédemment, cette expérience, apparemment anodine m’a inspiré l’article d’aujourd’hui.

 

Pourquoi pédaler alors que nous pourrions nous laisser porter tout simplement ? Pourquoi continuer à être dans la lutte, dans l’effort quand nous pourrions choisir de ne plus résister ?

 

Souvent nous avons appris à être dans l’effort comme si toute autre attitude pouvait être taxée de frivole, non responsable, inadéquate, sans valeur…

Etre en roue libre peut faire peur car nous avons le sentiment de perdre tout contrôle et avoir l’impression de contrôler les choses nous rassure. Or, dans bien des cas, nous ne maitrisons rien. Plus nous cherchons à contrôler, et moins nous y parvenons.

Cela voudrait-il dire qu’il faille se résigner ? Non il ne s’agit pas de cela non plus, et je vous l’accorde la nuance est subtile.

Quand nous traversons la dépression ou des phases de déprime par exemple, notre corps nous dit stop, nous ordonne de cesser de lutter. Nous sommes invités à observer ce qui se passe en nous et nous ne pouvons pas y parvenir si nous voulons le faire par l’effort. J’ai moi même essayé dans le passé et cela n’a pas fonctionné. Ecouter vraiment ce qui se passe en nous sans forcer, juste dans cette présence à soi.

D’accord, aujourd’hui c’est ce qui est là, c’est inconfortable, douloureux, insupportable c’est vrai. Rien ne dure, vous pouvez en être certains, sauf si vous résistez. Si je cesse de vouloir que ça change, coûte que coûte, si je m’accueille dans ce que je vis, sans jugement, si je regarde en moi combien ça fait mal et que je me donne tout cet amour que la part blessée en moi réclame haut et fort, je m’ouvre à la possibilité que cela s’apaise, peut-être plus rapidement. Apprenons la patience et l’indulgence vis à vis de nous-même.

Je vous souhaite de prendre bien soin de vous.

De tout cœur

Sylvie

Photo de Xing Wang  sur Unsplash

 

2 Comments

  • yves

    Reply Reply 28 novembre 2017

    Bonsoir Sylvie,
    Comme dit le philosophe « plus on pédale moins vite, moins on arrive plutôt » et alors dans les descentes………..
    Cela dit la crise anxieuse reste une terrible épreuve mais aidé sur tout les plan (famille, psy, médicaments tant qu’il le faut) on doit et on peut s’en sortir.
    Connaissez vous l’hypnose (par un médecin)?
    Par ailleurs droit de suite n’a pas mis en ligne l’émission où vous êtes intervenue, connaissez vous la raison?
    merci pour ce que vous nous offrez

    Bien à vous
    Yves

  • Sylvie Retailleau

    Reply Reply 29 novembre 2017

    Bonjour Yves,

    Une citation qui en dit long…J’ai posé la question à mon contact pour l’accès à l’émission via internet, je suis en attente d’une retour.
    Oui je connais l’hypnose et cela peut être une manière de « contourner » les résistances et accéder à des parties de nous très profondes. A chacun de trouver les méthodes/outils qui ont le plus de résonance.
    Très belle journée
    Sylvie

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