Comme vous, je suis parfaitement imparfaite…

Bonjour à tous,

Je ressentais depuis un moment l’envie de clarifier quelque chose, ayant trait à ma propre vie et qui pourrait se résumer ainsi : Lors de certaines conversations avec des personnes que je croise, des lecteurs ou des clients en coaching, j’entends souvent à travers leurs mots, une sorte de croyance que je serais toujours dans une joie parfaite et vivant une vie, sans anicroche, sans obstacles, parfaite quoi… Alors, au risque de vous décevoir, je vous le dis tout de suite, c’est faux !

Je suis juste humaine comme vous tous. Alors, si vous m’avez posé sur un piédestal, je vous invite à m’en faire redescendre tout de suite ou à continuer à vous bercer d’illusions, c’est possible aussi. 

Certes, mon niveau de joie, n’a jamais été aussi constant, aussi puissant, aussi stable. Certes, je sens de plus en plus une force intérieure que jamais dans ma vie je n’avais connue, et qui progresse à chaque instant.

Mais, comme vous tous, il m’arrive d’être déstabilisée, d’être morose, d’être agacée ou en colère. Oui, il m’arrive aussi d’être dans des peurs, des doutes. Le jour où j’ai entendu que le Dalai Lama avait un jour, de colère, balancé un caillou sur un chat, m’avait finalement fait baisser cette pression que je me mettais à vouloir être tout le temps au top…

Les grandes différences par rapport « à ma vie d’avant », c’est que premièrement, je ne combats plus ces moments. Je n’en conclue pas non plus, que, par exemple, je suis en train de régresser, ou que je n’ai pas compris les leçons, ou pire encore que je risque de retomber en dépression. Non. Je ne leur donne pas plus d’importance que cela en a. Et quand parfois, je me prends les pieds dans le tapis, que je me piège moi-même avec ce genre d’idées, je réagis assez vite. Je sais que j’ai la responsabilité de mes choix : mes choix de pensées, mes choix d’émotions, mes choix d’action. Je sais aussi que, si j’ai suivi une route qui n’est pas confortable, qui ne m’apporte pas la paix ou la joie, je peux rechoisir autre chose. Inutile de se juger, le présent n’est que le résultat de nos choix passés et nous avons le pouvoir de réorienter notre regard sur ce que nous voulons, à chaque seconde. Quand je suis triste, quand je suis en colère, quand je vis une situation que je ressens comme difficile, je sais désormais que ce n’est pas le choix de ma Source, de mon Etre ou de mon Ame, mais plutôt un choix de peur. Alors je m’assois, je respire, je reconnais cet ancien choix et je choisis à nouveau. Inlassablement, patiemment…Et voilà une chose dont je suis sûre, c’est que maintenant, le choix de ce que je suis vraiment, au delà des conditionnements, se fait de plus en plus aisément, et je parviens à retrouver mon alignement de plus en plus rapidement et c’est sûrement la deuxième différence avec ma vie d’avant.

Alors regardez quand vous mettez quelqu’un sur un piédestal, est-ce pour vous en inspirer auquel cas ça passe ou est-ce pour vous convaincre, que vous n’êtes pas aussi bien, et vous décourager de ne pas en être encore là et de ne pas y arriver ? Si c’est la deuxième réponse, je vous invite à lâcher cela, tout de suite…Et voici un extrait de mon roman « Virage, la fin d’une tourmente » où Don Pedro évoque cette question avec Viviane :

…Cependant, quand tu me dis avoir sauvé ta vie, tu me places au-dessus de toi et en faisant cela tu te mets au-dessous. Si je suis le sauveur, tu es la victime. Si je te domine, tu es dominée. Ne mets jamais, tu entends, jamais, quelqu’un au-dessus ni au-dessous de toi, de la même façon, n’autorise jamais quelqu’un à te mettre au-dessous ou au-dessus de toi. Nous sommes tous des êtres en chemin. Tu peux te sentir inspirée par une personne et c’est parfait, mais n’en conclus jamais qu’elle est meilleure que toi. Nous sommes tous maitres et élèves de quelqu’un.

Voilà ce que j’avais à cœur de vous partager aujourd’hui. Je vous embrasse tous bien fort.

Sylvie – Parfaitement imparfaite…

Photo by sergee bee on Unsplash

8 Comments

  • Laurence

    Reply Reply 18 mars 2019

    Parfaitement imparfaite, tout est dit ! ❤️
    Quant à moi, je n’en demande pas plus. Je tends juste à y arriver et voudrais peut-être que ça soit rapide. Je dois me laisser le temps, le temps de comprendre, le temps de la reconstruction, comme une cathédrale, solide sur ses bases. Car il suffit d’une pierre mal posée pour que l’édifice s’effondre.
    C’est votre joie, Sylvie, que l’on voudrait aussi être nôtre, mais, en tout cas en ce qui me concerne, vous êtes humaine, comme nous tous. Et être humain, c’est réussir à vivre avec ses peines aussi bien qu’avec ses joies. Je vous embrasse, ma parfaite imparfaite amie

    • J’ai lu quelque part cette phrase que je trouve extrêmement juste et belle: « patience infinie donne des résultats immédiats. » Si le temps n’existe pas, alors une Laurence, avec les fondations solides comme une cathédrale existe déjà. De tout coeur <3

  • Laurence

    Reply Reply 18 mars 2019

    Oui, elle est bien là, Sylvie, elle conforte ses fondations, avec l’aide d’âmes bienveillantes !

  • Brigitte

    Reply Reply 19 mars 2019

    Bonjour,quel joie de vous lire j’ai 61ans et eu une vie très dur mais aussi très généreux envers moi.
    J’y travaille meditation
    Et je recois chaque jour un bienfait comme cette lecture ce matin.
    Merci

    • Grande joie Brigitte que cela vous offre un bienfait ! Belle journée à vous Sylvie

  • Emmanuelle

    Reply Reply 19 mars 2019

    La force que je t’envie (sans te mettre sur un piédestal ) est celle de parvenir à réorienter rapidement tes mauvaises pensées vers des pensées plus positives et joyeuses. Un exercice, un « switch » pensée triste vers pensée joyeuse pour lequel il faut que je garde patience afin qu’il se transforme en réflexe ! Pas toujours simple de laisser partir une pensée. Si on nous dit « ne pense pas à un éléphant ! », à quoi pensons-nous ? . A un éléphant .
    Merci pour ta bienveillance sans faille.

    • Oui Emmanuelle, et sache que j’ai appris à faire cela et que ça m’a demandé beaucoup de vigilance au début. Et c’est vrai que plus on essaie de se débarrasser d’une pensée et plus elle persiste. Peu à peu tu apprends à ne plus en avoir peur, juste à les reconnaitre et orienter ton regard ailleurs. Et si elles sont vraiment obsédantes, parfois il peut être utile de « passer une journée ou la nuit » avec elles, c’est à dire: ok,je t’entends, que veux tu me dire ? De quoi cherches-tu à me protéger ? Une fois accueillie elle aussi, la pensée obsédante, pourra se dissiper aussi, parce que tu ne mettras plus toutes ton énergie à la chasser, mais tu l’auras reconnue puis choisi autre chose ! Belle journée sous le soleil ! Sylvie

  • Laurence

    Reply Reply 21 mars 2019

    Merci Emmanuelle, pour avoir exprimé mon ressenti, et merci Sylvie, pour cette réponse par laquelle tu nous aides à comprendre que la patience doit être notre alliée et qu’une marche après l’autre, on arrive au sommet, au soleil ☀️

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